Nuitamment toi
Tant de rêves égarés
Tant de lunes à pleurer
Quand s’étend le doigt de Morphée
Quand ton cœur se prend à songer…..
Si les larmes s’évaporent
Qu’il te reste les accords
D’une symphonie d’encore
Laisse l’oubli amarrer ton corps….
Tôt ou tard l’aiguille s’inverse
En attendant l’écran d’averses
Que l’horizon te déverse
Tôt ou tard tes maux les traversent.
Plus vive est ta souffrance
Plus certaine est l’espérance
Quand la tempête te distance
Quand l’éclaircie contrebalance.
Je ne saurais te dire mon amour
Qu’après la nuit vient le jour
Que l’enfer précède les longs discours
Que le silence est l’un de mes contours……
Mystic4Ever
Le 27 Mai 2012

La rage au cœur { Rétrospectives…}
Ils m’avaient dit « vas y et sors de là Coco
T’as fait un mois de rab dans le ventre de ta mère »
Les docs ont oublié de me dire que c’est avec les fers
Que j’allais venir au monde et être la reine des maux.
Les accoucheurs ne sont pas les payeurs
Aller retour à la case prison à tout heure
Le monopoly c’est un peu le quotidien
Sauf qu’ici les billets ne tombent pas sur ton chemin.
Déjà fripée à la naissance avec un parfum de dissidence
Ils ont dit neuf mois c’est suffisant , t’es finie là silence !
Entre en scène , joue l’être humain et tire ta révérence.
Moi je voulais rester pépère quelques mois comme les éléphants
Pour étudier, peaufiner le rôle de ma vie évidemment.
Ils m’avaient dit tu verras , tu te plairas , t’as de la chance
La France n’était pas encore trop polluée par la décadence
J’avais des étoiles bleu, blanc rouge plein les yeux
Et l’envie incompressible de graver mon nom dans les cieux.
Avec madame Paname en guise de gentille marraine
Je faisais sans vergogne mes touts premiers pas dans l’arène.
Des rêves et des mouchoirs plein les poches , un regard d’airain
Je savais déjà mieux que quiconque : l’amour n’est jamais certain
Mais la rage animait coûte que coûte chacune de mes peines
Toujours tomber plus bas et remonter en sens inverse la plaine.
Me voilà bien loin de mon enfance, de mon adolescence,
Mariage , mirages, enfants, divorce. Ma naissance
toujours envers et contre tout la même correspondance .
J’ai l’impression de tourner en rond dans ce rond point
Sans jamais pouvoir en sortir et en être encore le témoin.
Ils avaient dit , tu te feras une belle place dans ce siècle au soleil
Et que mon histoire sur terre aurait un goût à nul autre pareil
Ben on ne devait pas avoir la même notion du bonheur
Tout ce que je sais c’est que j’ai toujours la rage au cœur……
Ils m’avaient dit « vas y et sors de là Coco
T’as fait un mois de rab dans le ventre de ta mère »
Les docs ont oublié de me dire que c’est avec les fers
Que j’allais venir au monde et être la reine des mots…
Mystic4Ever
Le 14 Mai 2012
Ce texte est la propriété de Mystic4Ever Tous droits réservés ©

Coeur aride
Je suis le coeur aride
Qui a peur du vide
Je suis le coeur avide
Qui a pris des rides.
POURQUOI: ES-TU ARIDE?!
PARCE QUE:
Je suis la naissance d’un 1er Amour
Ne voulant connaître que ces 1ers jours.
Je suis la passion dévorante
Et son souvenir me hante.
Je suis l’ennui
Me noyant dans l’oubli.
Je suis la femme d’un 1er soir
Et ne désire pas te revoir.
Je suis l’homme pressé
Qui ne peut pas aimer.
Je suis le mot routine
Qui s’installe en sourdine.
Je suis le feu qui brûle en toi
Et c’est une évidence te mets en émoi.
Je suis la caresse de l’aube satinée
Réveillée près de toi tu m’as fait rêver.
Je suis le néant dans la nuit
Qui achève tes envies.
Je suis l’homme du passé qui vit dans ses souvenirs
Qui ne veut pas sourire à l’avenir.
Je suis le ciel et la terre
Installe toi dans ma chair.
Je suis le mot voyage
Grâce aux maux je fais naufrage.
Je suis les saisons de ton coeur
Toujours en attente du bonheur.
je suis la plume en silence
Voulant te donner une dernière chance.
Je suis la peur au ventre
Lorsque tu touches mon épicentre.
Je suis l’encre- volcan
Pleurant son amant.
Je suis les “non-dits”
Où tu fais ton lit.
Je suis les sens interdits
Et ne désire pas être pervertie.
Je suis la couleur de l’espoir
Et ne veux pas y croire.
Je suis le coeur aride
Qui a peur du vide.
Je suis le coeur avide
Qui a pris des rides.
Mystic4Ever
Ce texte est la propriété de Mystic4Ever Tous droits réservés ©
Virgin Suicide
En soins attentifs
Quelque part dans une chambre d’hôpital
L’homme était assis là, rempli de désespoir
Sa main contre sa main, le regard dans le vague
Essayant d’expliquer ce geste ostentatoire
Son petit cœur saignait de mille coups de dague.
Elle et lui reliés par la chaleur des doigts
Spectacle désolant, le souffle en absence
Allongée et inerte une vie à l’étroit
Un étrange dialogue animait le silence :
Imperceptible et pourtant :
« Tes yeux sont dans la nuit qu’as-tu fait mon amour ? »
Il te fallait attendre encore une saison
Taire tes angoisses et tes chagrins si lourds
« Pourquoi sans d’autre issue as-tu bu ce poison ? »
……………..Survivre.Ou.S’éteindre…………
Quelques mèches blanches ornaient ses doux atours
Il aimait contempler ses rides en buisson.
Dans sa tête tremblaient ses peurs comme un tambour
La laisser pour toujours et perdre la raison.
Confusion Intrahaineuse
Elle invitait la mort à un très long séjour
Dans son corps en jachère où fanaient les frissons
Rien ne la retenait, pas même son amour
Ses promesses d’hier abusaient sa déraison.
*****************
« Ne pars pas mon amour, demain il fera jour !
Mon âme sortira enfin de sa prison
Et je serai à toi sur ta peau de velours ».
Son sang n’acceptait pas la digne floraison.
Exténué
Enfin il s’endormait le visage contre elle
Un sourire accroché à ses lèvres salées
Une larme perlait sur sa joue en dentelle
Et ensemble ils rêvaient à cette éternité.
Rien ne les séparait, ils tournoyaient dans l’air
Plus légers que sur terre étanchant leur envie.
Et dans le ciel brillaient leurs habits de lumière
Comme des astres nés de la mélancolie.
Puis
Un soupir l’envahit glacial comme la neige
Et en se réveillant, il sentit ses doigts froids
Ses pores endurcis devinrent de la soie grège
Et l’émail de ses dents claquait avec effroi.
Elle ne jouera plus des notes sur l’arpège
De son être amoureux, elle est morte d’émoi.
Mystic4Ever
Virgin Suicides est un film de Sophie Coppola
Ce texte est la propriété de Mystic4Ever Tous droits réservés ©
Sublim’heure extatique
Sous titre : Derrière l’horizon,
Voici venir le soir où buvant l’horizon
Chaque étoile s’embrase ainsi qu’une étincelle
Les éclairs et les sons se suspendent en dentelle
Vibrato onirique et vaporeux poison !
Chaque étoile s’embrase ainsi qu’une étincelle
La terre s’extasie comme un soupir qu’on rompt
Vibrato onirique et vaporeux poison !
L’air est atone et saoul comme une ritournelle.
La terre s’extasie comme un soupir qu’on rompt
Un lent soupir d’amour vibre dans ce doux ciel !
L’air est atone et saoul comme une ritournelle ;
L’âme s’est réfugiée dans un nuage rond.
Un lent soupir d’amour vibre dans ce doux ciel !
De la lune féconde un rai d’envie se fond
L’âme s’est réfugiée dans un nuage rond
Où son cri envoûtant fend l’horizon cannelle.
Mystic4EverPoème inspiré d’ “harmonie du soir de Baudelaire”(ici)
Pantoum Baudelairien ;-))))))
Ce texte est la propriété de Mystic4Ever Tous droits réservés ©

L’art scène
Je me souviens, c’était hier
Les aurores couchaient ma plume
Et mes lignes prenaient cet air
Je me souviens, c’était hier
L’encrier éclatait ma chair
Quand le tant faisait peau de brume
Je me souviens, c’était hier
Mes vagues noyaient ton enclume.
Mes mots frémissaient sous tes pas
Agile et meurtri, l’âme en peine
Ta muse livrait ses combats
Mes mots frémissaient sous tes pas
Tu disais que j’étais l’appât
Des nuits aux éclats de déveine
Mes mots frémissaient sous tes pas
Mon souffle emportait cette scène.
Ton désir criait l’oraison
Comme un boumerang idyllique
Mon cœur aimait cette chanson
Ton désir battait l’oraison
Il ne restait que le pardon
De notre rêve chimérique
Ton désir battait l’oraison
De nos mains jaillissait l’unique.
Entêté, tu gardais espoir
Emargeant un souvenir d’elle
Avec tes pleurs dans le miroir
Entêté, tu gardais espoir
Et savais ce qu’était « avoir »
Tout perdre aux envies infidèles
Entêté, tu gardais espoir
En mémoire de ses dentelles.
Sous l’écueil de cette vision
Tes yeux tiraient ma révérence
Aveu limpide de passion
Sous l’écueil de cette vision
Mes doigts dessinaient l’horizon
Priant en vain dans ce silence
Sous l’écueil de cette vision
Mon pouls battait la décadence.
C’était hier, j’avais vingt ans
L’art scène séduisait tes pages
Cherchant les courbes d’un aimant
C’était hier, j’avais vingt ans
Sensible et secrète pourtant
Ton cœur était son poing d’ancrage
C’était hier, j’avais vingt ans
L’arrogance habillait mon âge…..
Mystic4Ever
Le 2 Août 2011
Ce texte est la propriété de Mystic4Ever Tous droits réservés ©
Et pourtant je croyais…..
Et pourtant je croyais ton empreinte inusable
A l’ombre de mon cœur , j’écrivais des poèmes
J’esquissais ton portrait et ton nom sur le sable.
Mes doux hymnes à ta gloire attisaient ta bohème
Quand je te susurrais à l’oreille des mots
J’imaginais déjà ta bouche sur ma peau.
A l’ombre de mon cœur , j’écrivais des poèmes
Je bâtissais un nid abritant notre amour
Quand nos rires d’amants résonnaient d’un je t’aime
Je suppliais le ciel de t’aimer pour toujours
Ta lune pour complice à mon soleil ancien
J’imaginais déjà ton corps contre le mien.
J’esquissais ton portrait et ton nom sur le sable
Tes vagues évanouissaient nos soupirs indicibles
Comme quand tu contais aux aurores une fable
Qui décrivant un nous pourtant indestructible
Je remplissais ainsi toutes nos pages blanches
J’imaginais déjà tes mains contre mes hanches.
Mes doux hymnes à ta gloire attisaient ta bohème
Mais déjà je perdais les traits de ton visage
Ta voix n’était plus que le son d’un requiem
Nos souvenirs gardés dans un écrin sans âge
Je révélais au monde nos derniers secrets
J’imaginais déjà nos adieux sans regret.
Et pourtant je croyais…….
Mystic4Ever
Ce texte est la propriété de Mystic4Ever Tous droits réservés ©
Katmandou
Entre le soleil rouge et la lune sibylline
Scintille l’étoile venant d’Extrême-Orient
Elle porte en son sein des larmes cristallines
Pour laver les pêchers de l’homme épicurien.
Entre la terre vierge et la mer houleuse
Pénètre une lueur d’amour pour les guider
Elle prône la paix sous la voûte enjôleuse
D’un soleil bravant à jamais l’éternité.
Entre un nuage opale et le ciel azur
Soupire un vent fiévreux balayant la tristesse
Laissant place à la liesse battant la mesure
Pour panser les blessures causées par l’ivresse.
Entre la neige indolente et le sol fertile
Naissent la nuit les espoirs d’un monde mystique
Et l’aurore inachevée de mots cherche asile
Auprès d’un crépuscule de rêves idylliques.
Entre le désert extatique et la pluie fine
S’étale la voie adulée de Katmandou
Les fleurs inhalent cette atmosphère opaline
Et insufflent leur parfum envoûtant bijou.
Mystic4Ever
Ce texte est la propriété de Mystic4Ever Tous droits réservés ©
Des « si » déments
Si j’étais née ailleurs dans l’empire du soleil
Elevant ma plume à l’encre noire d’échine
Je serais geisha ou ta muraille en éveil
Sur ta peau chinée aux palettes divines.
Si j’étais née ailleurs dans le désert d’Afrique
Jouant entre deux Ô sur tes aridités
Je serais la muse de tes rimes mystiques
Le safari à cour, colonie d’un baiser.
Si j’étais née ailleurs dans l’hiver de L’Islande
Le feu sous la glace, la tempête d’amour
Je serais les saisons chaudes de ta légende
L’aube crépusculaire et la nuit de tes jours.
Si j’étais née ailleurs terre rouge d’Australie
La vigne du bon vin, Mon cœur aborigène
Je serais Viviane en forêt de Tasmanie
Le vent de tes envies sur tes ors indigènes.
Si j’étais née ailleurs dans l’âme de Bombay
Fakir de tes yeux bleus, charmeuse de ton reptile
Je serais Taj Mahal, mausolée à jamais
Histoire dorée née de nos accrocs érectiles.
Si j’étais née ailleurs péninsule ibérique
L’épice sur ta langue Une couleur safran
Je serais ton fado, flamenco hispanique
Musique envoûtante au gré de tes culminants.
Si j’étais née ailleurs Cordillère des Andes
La clé mystérieuse des cités d’or incas
Je serais conquistador, Zia en offrande
Narratrice dévouée, amante de ton aura.
Mais
Je suis née à Paris et je parie sur toi
Gage de certitude éprise de luxure
Epilogue infini sur les marges d’une fois
Tel Icare effleurant le monde et tes courbures.
Mystic4Ever
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